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Historique

Gaillac

Gaillac, comme beaucoup de villes à l’aube de l’an mil, est né de la fondation d’un monastère bénédictin, probablement dans la deuxième moitié du X° siècle.Cependant, le site est occupé dès l’époque gallo-romaine (la présence d’une villa, domaine agricole, en témoigne). Et il est probable que dès cette époque, on y cultivait déjà la vigne, comme en témoigne la production du centre de poterie gallo-romain voisin, à Montans. Mais ce sont les bénédictins qui ont, les premiers, donné leurs lettre de noblesse aux vins de Gaillac, alors surtout connu pour les blancs. Dès le XIII° siècle, un document définit une sorte de « cahier des charges », destiné à garantir la qualité du vin de Gaillac, élevé en futs dans les caves creusées sous l’Abbaye Saint-Michel et acheminées par voie d’eau, via le Tarn et la Garonne jusqu’au port de Bordeaux, d’où il est expédié partout en France et en Europe, surtout du Nord. On le retrouve sur les tables des cours royales européennes, et le tonneau était frappé de l’emblème du coq. D’ailleurs, Gaillac était tourné vers le commerce dès le début du Moyen-Age, grâce à sa position de carrefour et à la création précoce d’un port (qui fonctionnera jusqu’à l’arrivée du chemin de fer). Cette prospérité est peut-être à l’origine de l’administration « libre » de la ville, qui a été la première en albigeois a être gérée par des consuls, dès 1203. Gaillac est relativement épargnée par la croisade des albigeois. Restée fidèle au Comte de Toulouse, Raymond VI, la cité reçoit sa visite en 1219.

Mais la ville connaîtra sa période noire pendant les guerres de religions du XVIème siècle. A plusieurs reprises entre 1662 et 1572, des combats particulièrement violents entre catholiques et protestants surviennent. En mai 1572, de nombreux protestants sont précipités dans le Tarn, par une fenêtre de l'abbaye. Ces affrontements ne cesseront qu’avec l'accession au trône d'Henri IV, en 1595. Le XIXème siècle et le début du XXème siècle voient le vignoble de Gaillac se hisser jusqu’à l’AOC obtenu dès 1938 pour les blancs ; il faudra attendre 1970 pour les rouges. Gaillac est aujourd’hui la 4ème commune tarnaise. Elle offre à ses habitants comme à ses visiteurs un patrimoine préservé et des paysages caractéristiques tout le long de la vallée du Tarn, avec son alternance de vignes et de demeures de briques aux faux airs de toscane.En ville, l’Abbaye Saint-Michel abrite désormais le Musée du Vin et l’Office de Tourisme. Dans les vieilles rues gaillacoises on voit encore nombres de demeures, hôtels particuliers et tours de briques (dont la « Tour Palmata » vestige d'un hôtel construit au XIIIème siècle par la famille de Gaillac), témoignages des glorieuses heures du Moyen-Âge et de la Renaissance.

Outre le Musée de l’Abbaye, Gaillac abrite un Musée des Beaux Arts et un Muséum d’Histoire Naturelle.Le musée des Beaux-Arts abrite des peintures (dont de nombreuses œuvres de Firmin Salabert, un élève d'Ingres) et des sculptures des XIXe et XXe siècles. Il est installé dans le Château de Foucaud, conçu comme une villa dans la seconde moitié du XIIème. Il est entouré de magnifiques jardins à la française et à l’italienne qui descendent vers le Tarn. Le Muséum D’Histoire Naturelle ou Musée Philadelphe Thomas a été créé à partir des collections du docteur THOMAS au XIXème siècle. Il se trouve dans sa propre maison et présente des collections de zoologie, paléontologie, géologie, botanique et préhistoire.

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